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 Interview - Wallen

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MessageSujet: Interview - Wallen   Mer 9 Nov - 0:26

Interview - Wallen



Avec son premier long format, disque d’or en 2001, Wallen a frayé le chemin à plus d’un artiste. Ce petit bout de femme munie d’une belle voix est de retour avec un nouvel album, un nouveau style et un nouveau challenge. Ce deuxième opus, intitulé {Avoir la Vie devant Soi}, devrait à nouveau servir de référence à beaucoup d’arrivistes ayant trop souvent fait l’impasse sur leurs cours de chant…

Site Web: www.wallen-lesite.com

Qui est cette nouvelle Wallen, comparée à celle du temps de son premier album {A Force de Vivre}?
Sur mon premier album, je n’avais pas l’impression d’exercer un vrai métier, une vraie profession. Lorsque tu signes en maison du disque, ce sont d’abord tes premières maquettes qu’on transforme en album. Je n’ai donc pas vraiment eu le temps de comprendre tous les à côtés de ce métier, c'est-à-dire la promo, l’organisation en studio, le travail avec des musiciens. Je suis désormais plus professionnelle car forcément j’ai grandi et je pense avoir mûri un petit peu. Aujourd’hui, mon regard sur la vie est différent, peut-être moins défaitiste et plus optimiste.

Ton premier single "Bouge cette vie" est très tendance. Comment t’es tu adaptée à ce nouveau marché du R&B francophone, qu’on pourrait souvent qualifié de "préfabriqué"?
Je pense que dans ce morceau, l’originalité est avant tout dans la production. En tant qu’artiste il est important d’arriver avec quelque chose d’original, mais je ne me suis jamais cachée du fait que mes modèles soient outre-Atlantique. J’ai comme référence principale Aaliyah, mais je pense que presque tout ce qui se fait aux Etats-Unis est bien. J’essaie d’être dans la tendance tout en restant moi-même et en essayant d’être originale.

Certains morceaux présentent une grande similitude avec les productions de Timbaland (producteur de Missy Elliot et Aaliyah, ndlr). Pourquoi?
Je dirais qu’elles ont toujours été mes modèles, je ne m’en suis jamais cachée. Je les citent depuis mes débuts, car la musique de Timbaland est celle qui me parle le plus, qui me donne le plus envie de chanter. Pour la petite histoire, j’ai mixé quatre de mes titres avec Jimmy Douglas qui n’est autre que son ingénieur du son! Pendant l’enregistrement de l’album, je lui ai envoyé une lettre expliquant pourquoi je tenais tant à ce qu’il mixe ces quatre morceaux. Je lui ai aussi raconté comment l’album d’Aaliyah {One in a Million} a changé ma vie. Apparemment, il a été touché et il m’a invité à venir mixer dans ses studios (le Manhattan City, ndlr.) à New York. Ce lieu est vraiment le studio fétiche de Timbaland. Même si je n’ai malheureusement pas pu le rencontrer, le simple fait d’être là bas fut vraiment une expérience unique et inoubliable!

Peux-tu nous en dire plus sur le choix du titre de ton nouvel album?
Le fait que je sois maman a beaucoup influencé mon choix. Sur le premier album, j’avais l’impression d’avancer à reculons alors que dans celui-ci je me suis retournée et j’ai eu vraiment envie de regarder devant moi. Mon rôle de mère m’a beaucoup poussé dans ce sens là, car quand tu as un enfant, tu n’as pas le droit de t’arrêter et tu dois toujours surmonter les épreuves.

Est-ce facile de concilier la vie de mère de famille et la vie d’artiste? Dois-tu souvent faire des concessions ?
Pour l’instant ce n’est pas le cas, car mon emploi du temps est encore vraiment très gérable. Il arrive que je doive partir une nuit, mais je ne serai jamais prête à partir très longtemps loin de mon fils, qui est seulement âgé de 3 ans et demi.

Tes morceaux contiennent pour la plus part des conseils que tu donnes aux adolescentes. Avec l’actu qu’il y a en ce moment en France par rapport au mouvement "Ni putes, Ni soumises" ou au port du voile, pensais-tu qu’il y aurait un meilleur moment pour sortir ce nouvel opus?
Non, il n’y a vraiment pas du tout eu de calcul. Il y a très peu de gens qui le savent, mais ma maison de disque a eu de graves problèmes financiers et c’est donc pour ça que ce deuxième album a mis beaucoup de temps à se réaliser. Plutôt que de partir, j’ai préféré rester pour des raisons humaines. Mais je n’ai pas pu retourner en studio tout de suite. C’est aussi pour ça que je n’ai pas pu continuer la promo sur mon premier album, tout a été stoppé net prématurément.

Quel est ton point de vue sur la condition actuelle des jeunes filles en France?
Comme je vis toujours dans le quartier dans lequel j’ai grandi, il y a beaucoup de jeunes filles qui viennent me parler et me demander des conseils. Etant donné que je vois et j’entends ce qu’elles vivent, je n’avais pas envie de parler du thème récurant des médias au sujet de la banlieue: le regard des garçons sur les filles. J’ai eu envie de parler du regard des filles sur elles-mêmes, en essayant de me servir de ce que certaines jeunes filles m’ont confié. Mais dans mes textes, j’essaie vraiment de ne pas tomber dans le cliché; j’ai simplement envie de conseiller sans pour autant faire la morale car je pense que chaque histoire est particulière.

Peux tu nous expliquer le thème de la "maison" qui revient à plusieurs reprises dans l’album, surtout dans l’intro et dans le morceau intitulé "L’Olivier"?
La maison signifie le public, car je trouve que c’est une belle image. Avec mon nouvel album, je rentre à la maison sans vraiment savoir ce qu’y m’attend, comment on va m’accueillir et si il y aura quelqu’un pour m’accueillir. J’ai trouvé ça touchant d’en parler dans l’intro.

Le morceau "Mon Rêve Américain", featuring Akhenaton, fait référence aux Indiens d’Amérique. Pourquoi as-tu choisi cette approche-là pour décrire ton "rêve américain"?
Cela fait partie de l’originalité de ce titre, je voulais qu’en voyant le titre les gens se disent justement "tiens elle va faire de l’égotrip, elle va parler du Bling Bling, etc.". Je voulais vraiment trouver un symbole avec cette chanson. Pour moi, on oublie trop souvent que les "vrais américains" sont les Indiens d’Amérique. Je trouvais ça original de me mettre dans la peau d’un Indien invitant l’humanité à la fraternité. J’ai voulu faire parler quelqu’un qui n’existe plus vraiment car la culture indienne a pratiquement disparu. C’est vrai que ça revient un peu ces temps, mais leur peuple a été complètement décimé.

Comment t’es tu décidée dans le choix des invités sur ton album?
Ce sont d’abord les morceaux qui m’inspirent. Rien n’a été programmé, sur chacun de ces morceaux je voyais vraiment quelqu’un de spécifique. Je sais que Dany Dan est très fort en égotrip. Akhenaton, c’était en partie pour brouiller les pistes car il a récemment participé à un morceau intitulé "l’Americain" avec Faf La Rage (B.O. du film français l’Américain, ndlr.). Lino est un pote depuis le premier album, nous sommes restés en contact.

La vulgarité ne fait à aucun moment parti de ton album ?
C’est un principe de vie. Je n’aime pas les gros mots, la vulgarité. De plus, je suis maman et donc je ne veux pas que mon fils m’entende dire des mots vulgaires dans mes chansons.

Quels sont les morceaux de l’album que tu aimerais que les gens retiennent vraiment?
Je pense qu’ils ont tous leurs histoires, sinon ils ne figureraient pas sur l’album. Mais je dirais "Donna" et "L’Olivier", pour le fond et le symbole qu’il y a derrière ces titres-là. "Avoir la vie devant soi", car j’aime beaucoup sa production et son mix; pour finir, "Comme on défait" et aussi... (Rires) je vais finir par tous les citer !

Tu es mariée, tu as un enfant, tu es une artiste à part entière, y’a t- il encore beaucoup de choses que tu souhaites accomplir dans cette “Vie devant toi”?
Oui, énormément: avoir d’autres enfants, reprendre mes cours de violon, sortir d’autres albums. J’aimerais aussi pouvoir vivre de ce que je fais, sans toutefois prétendre à vouloir vendre des millions d’albums. Ce n’est pas ce qui me motive à faire ce métier, mais j’aimerais vraiment pouvoir en vivre et continuer à le faire.

Propos recueillis par Wanko
Photo: D.R.
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MessageSujet: Re: Interview - Wallen   Ven 25 Nov - 17:12

j'aime pas cette meuf...
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